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Éphésiens 2 – Comment Dieu Réconcilie

A. Le besoin de réconciliation.

1. (1) Les Chrétiens sont vivants après être morts.

Et vous, (Il vous a vivifiés) lorsque vous étiez morts par vos transgressions et par vos péchés, (VIG)

a. Et vous, Il vous a vivifiés : Les mots Il vous a vivifiés sont entre parenthèses, ce qui indique qu’ils ont été ajoutés au texte parce qu’ils étaient sous-entendus dans le contexte. Paul écrit aux Chrétiens qui ont été rendus vivants par l’œuvre de Dieu.

i. Paul avait terminé le dernier chapitre en considérant que l’exemple ultime de la puissance de Dieu était la résurrection de Jésus. Maintenant, Paul considère les implications de la puissance de la résurrection de Jésus pour votre vie.

b. Vous étiez morts par vos transgressions et par vos péchés : Bien que les Chrétiens soient maintenant vivants, ils ne doivent jamais oublier d’où ils viennent. Ils étaient morts dans les transgressions et les péchés.

i. Il y a différentes sortes de vies : la vie végétale, la vie animale, la vie mentale, et la vie spirituelle. Quelqu’un peut être vivant dans un sens mais mort dans un autre. Être mort spirituellement ne veut pas dire que vous êtes mort physiquement, socialement mort, ou psychologiquement mort. Néanmoins c’est une vraie mort, une « mort certaine ». « La partie la plus vitale de la personnalité de l’homme – l’esprit – est mort au facteur le plus important dans la vie – Dieu. » (Wood) « Pas dans un sens moral, pas dans un sens mental, mais dans un sens spirituel, la pauvre humanité est morte, c’est ainsi que la parole de Dieu la décrit encore et encore le plus positivement. » (Spurgeon)

ii. Ce sujet touche un des domaines les plus controversés en théologie – de quelle manière et dans quelle mesure une personne est morte avant sa conversion ? Doit-on se convertir avant de pouvoir croire, ou bien y a-t-il une œuvre de Dieu auparavant pour instiller une foi qui n’est pas encore la conversion ? Ceux qui disent que l’homme doit être régénéré avant de pouvoir croire aiment dire qu’un mort ne peut pas croire. Cela conduit cette description plus loin que prévu, et dit qu’un homme non régénéré est exactementcomme un mort, parce qu’un mort ne peut pas non plus pécher.

iii. Nous nous trompons si nous pensons que mort dans les transgressions et les péchés dit tout sur la perdition de l’homme. C’est une erreur parce que la Bible utilise de nombreuses images différentes pour décrire l’état de l’homme qui n’est pas sauvé. Elle dit qu’il est :

·Aveugle (2 Corinthiens 4:3-4)

·Esclave du péché (Romains 6:17)

·Ami des ténèbres (Jean 3:19-20)

·Malade (Marc 2:17)

·Perdu (Luc 15)

·Un étranger, un inconnu (Éphésiens 2:12, 2:19)

·Un enfant de colère (Éphésiens 2:3)

·Sous la puissance des ténèbres (Colossiens 1:13)

iv. C’est pourquoi, d’une certaine manière l’homme non régénéré est mort, et d’une autre il ne l’est pas. Il est donc légitime d’appeler tous les hommes à croire. Nous n’avons pas besoin de chercher des preuves de régénération avant de dire aux hommes de croire et d’être sauvés. Comme le Puritain John Trapp a écrit : « Toutefois, bien que l’homme naturel soit, théologiquement mort, d’un point de vue éthique il est vivant, et on peut l’influencer en discutant avec lui ; d’où Osée 11:4 : ”Je les tirais avec des cordes d’homme”, c’est à dire, par la raison et motivé par l’amour, selon la nature de l’homme. Ainsi l’Esprit et la Parole continuent à agir sur nous, en tant qu’hommes, par des arguments rationnels, mettant devant nous la vie et le bien, la mort et le mal. »

c. Par vos transgressions et par vos péchés : L’idée derrière le mot transgression est celle d’avoir franchi une ligne, d’avoir défié les limites de Dieu. L’idée derrière le mot péché est celle d’avoir raté un objectif, les normes parfaites de Dieu.

i. Les transgressions font de l’homme un rebelle, les péchés font de lui un raté. « Devant Dieu nous sommes des rebelles et des ratés » (Stott)

2. (2-3) La vie de la mort.

Dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres.

a. Dans lesquels vous marchiez autrefois : À une époque nous vivions dans les transgressions et les péchés, selon le train de ce monde, orchestré par Satan. Satan (le prince de la puissance de l’air) est encore très actif parmi ceux qui désobéissent à Dieu – les fils de la rébellion.

b. Vous marchiez autrefois : Celui qui autrefois marchait était le vieil homme, crucifié avec Jésus au moment de notre conversion. La nature pécheresse héritée d’Adam influençait le vieil homme, mais le système du monde et Satan l’influencent aussi. On pourrait dire que l’influence du vieil homme se poursuit dans ce que le Nouveau Testament appelle la chair.

i. Marchait autrefois signifie que cela devrait être différent pour ceux qui ont été vivifiés par Jésus-Christ. Un mort se sent bien dans son cercueil ; mais si vous lui rendez la vie, il va aussitôt suffoquer et se sentir mal. Il aura très envie de s’échapper du cercueil et de l’abandonner. De la même manière, quand nous étions spirituellement morts nous nous sentions bien dans nos transgressions et nos péchés ; mais étant nés de nouveau nous sentons que nous devons échapper à ce cercueil et l’abandonner.

c. Qui agit maintenant dans les fils de la rébellion : En péchant nous répondons à l’« influence » de Satan. L’ancien verbe grec qui est utilisé ici pour l’action de Satan chez les incroyants est utilisé en Éphésiens 3:20 pour la puissance de Dieu qui est à l’œuvre chez les Chrétiens.

d. Le prince de la puissance de l’air : Ce titre unique pour Satan parle de son autorité (prince) et de son domaine (l’air, qui est une manière de faire référence à son « environnement »)

i. « Le domaine de l’air est, en fait, une autre manière de parler des lieux célestes qui, selon Éphésiens 6:12, sont la demeure de ces principautés et puissances, les princes de ce monde de ténèbres et les esprits méchants que le peuple de Christ combat. » (Bruce)

ii. Satan n’est pas le souverain suprême, mais il est un prince dans le sens où « des hommes mauvais l’ont désigné comme leur souverain, et sont entièrement à sa disposition et à son service. » (Trapp)

e. Nous tous aussi, nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair : Nous étions autrefois parmi les fils de la rébellion, ce dont témoignait notre conduite. Nous accomplissions les convoitises de la chair, qui sont essentiellement des perversions des désirs légitimes de la nature humaine.

i. « Il faut rappeler aux convertis de quoi ils ont été délivrés, aussi bien que à quoi ils ont été élevés. Il faut les conduire à regarder de nouveau au fond du puits, dans la tombe, hors desquels la grâce les a appelés pour les libérer. » (Moule)

f. Et nous étions par nature des enfants de colère : À cause de notre soumission au vieil homme, au monde et au diable, nous étions par nature des enfants de colère. Nous méritions à juste titre la colère de Dieu et nous la méritions à cause de qui nous étions par notre héritage.

i. La Bible ne sait rien de l’idée que tous les hommes sont « enfants de Dieu », sauf dans le sens qu’Il est notre créateur à tous (Actes 17:28). Ici Paul dit qu’il y a une « famille » de colère et qu’elle a des enfants ; Jésus a appelé les Pharisiens une « famille » de serpents (race de vipères en Matthieu 3:7, 12:34, 23:33) et Il a dit que leur père était le diable (Jean 8:44).

B. Le processus de réconciliation avec Dieu.

1. (4) La motivation de Dieu dans la réconciliation.

Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont Il nous a aimés,

a. Mais Dieu… à cause de Son grand amour : Avec mais et à cause, Paul explique les raisons qu’à Dieu de réconcilier l’homme avec Lui-même, et ces raisons ne se trouvent qu’en Lui. Ce sont Sa miséricorde et Son grandamour, qu’Il concentre sur nous.

i. « Comme ils étaient corrompus dans leur nature, et pécheurs dans leur pratique, ils ne pouvaient avoir aucun mérite, et ne pouvaient rien exiger de Dieu ; et il fallait beaucoup de miséricorde pour enlever tant de misère, et pardonner tant de transgressions. » (Clarke)

b. Dont Il nous a aimés : Nous pourrions imaginer un Dieu riche en miséricorde et un grandamour qui ne concentre pas cette miséricorde et cet amour sur nous. Mais derrière la bonne nouvelle du salut de Dieu offert en Jésus, se trouve le fait que cette miséricorde et cet amour sont pour nous.

c. Ce grand amour dont Il nous a aimés : Certains déforment l’idée de la grande miséricorde et du grand amour de Dieu en quelque chose qui justifie notre orgueil. Certains imaginent que Dieu nous aime parce que nous sommes tellement dignes d’être aimés. Mais en fait, l’amour de Dieu est si grand qu’Il l’offre même à ceux qui ne sont pas dignes d’être aimés – les enfants de colère mentionnés dans le verset précédent.

i. Toutes les raisons qu’a Dieu de nous aimer et de nous accorder Sa miséricorde se trouvent en Lui. Nous ne Lui donnons aucune raison de nous aimer, et pourtant dans la grandeur de Son amour, Il nous aime quand même de ce grand amour.

ii. Nous devons donc cesser d’essayer de mériter l’amour de Dieu, et simplement recevoir Son grand amour tout en reconnaissant que nous n’en sommes pas dignes. C’est le secret de la grâce dans la vie chrétienne ;

2. (5-7) Le passé, le présent, et l’avenir de l’œuvre de réconciliation individuelle de Dieu.

Nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendu à la vie avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés) ; Il nous a ressuscités ensemble, et nous a faits asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ, afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de Sa grâce par Sa bonté envers nous en Jésus-Christ.

a. Nous qui étions morts : C’est alors que Dieu s’est mis à nous aimer. Il n’a pas attendu que nous soyons dignes d’être aimés. Il nous aimait même lorsque nous étions morts dans nos transgressions, ne lui offrant rien digne de Lui.

i. C’est ce qui est exigé pour être sauvé. Vous devez d’abord être mort, mort à toute tentative de vous justifier devant Dieu. Celui qui écoute Ma parole, et qui croit en Celui qui M’a envoyé… est passé de la mort à la vie (Jean 5:24).

b. Nous a rendus à la vie avec Christ : C’est ce que Dieu a fait pour ceux qui étaient morts dans leur péché. Il a partagé notre mort afin que nous puissions partager Sa vie de résurrection. Le vieil homme est crucifié, et nous sommes de nouvelles créations en Jésus ; les choses anciennes sont passées et toutes choses deviennent nouvelles.

i. C’est par grâce que vous êtes sauvés : Ici Paul se sent obligé d’ajouter que c’est l’œuvre de la grâce de Dieu, ce qui n’implique aucun mérite de la part de l’homme. Notre salut – notre sauvetage – de la mort spirituelle est l’œuvre de Dieu pour ceux qui ne le méritent pas.

c. Nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ : C’est la position actuelle du Chrétien. Nous avons un nouveau lieu de vie, nous avons un nouveau domaine d’existence – nous ne sommes pas des habitants de la terre (comme l’Apocalypse les appelle souvent), mais notrecité à nous est dans les cieux (Philippiens 3:20)

i. Nous ne sommes pas assis dans les lieux célestes avec Jésus-Christ, en tout cas pas encore. Nous sommes assis dans les lieux célestes en Jésus-Christ. Puisque notre vie et notre identité sont en Christ, et qu’Il est assis dans les lieux célestes, nous aussi.

ii. « Et maintenant nous sommes assis dans les lieux célestes – nous avons droit au royaume de Dieu, nous pouvons anticiper cette gloire, et nous sommes incroyablement heureux de posséder ce salut, et de pouvoir communier avec Christ Jésus. » (Clarke)

d. Afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de Sa grâce : Dans l’avenir, Dieu continuera à nous montrer l’infinie richesse de Sa grâce. Dieu ne cessera jamais de traiter avec nous sur la base de la grâce, et continuera pour toujours à nous en montrer la richesse à travers l’éternité.

i. Afin de montrer : « L’original implique que la démonstration est pour Son propre compte, pour Sa propre gloire. » (Alford) Cette œuvre en nous se répercute infiniment plus sur la gloire de Dieu que sur notre propre gloire, et Dieu utilisera cette œuvre dans l’Église pour démontrer Sa gloire à travers les âges.

ii. « Ce verset montre clairement que Paul s’attendait à ce que l’évangile de la grâce de Dieu soit prêché dans les siècles à venir. Il ne pensait pas qu’il s’agissait d’un évangile temporaire qui se développerait en quelque chose de mieux, mais il avait l’assurance que ce même évangile serait prêché jusqu’à la fin de la dispensation. Et pas seulement cela ; car, comme je le comprends, il voyait la pérennité de l’évangile, non seulement à travers les âges qui se sont déjà écoulés depuis le premier avènement de notre Seigneur béni, mais aussi à travers les âges après qu’Il sera venu une deuxième fois. L’éternité elle-même n’améliorera pas l’évangile. » (Spurgeon)

iii. « Quand tous les saints seront rassemblés à la maison, ils parleront encore des merveilles de l’amour de Jéhovah en Christ Jésus, et ils se tiendront sur les places d’or pur et raconteront aux foules d’anges, de principautés, et de puissances attentives, ce que le Seigneur a fait pour eux. » (Spurgeon)

iv. L’infinie richesse de Sa grâce : « Il en est ainsi avec la grâce de Dieu : Il a autant de grâce que vous voulez, et Il en a beaucoup plus que ça. Le Seigneur a autant de grâce que l’univers entier l’exige, mais Il en a considérablement plus. Il déborde de grâce : toutes les demandes qui pourront jamais être faites sur la grâce de Dieu ne L’appauvriront jamais, et ne diminueront même pas toutes ses réserves de miséricorde : Son inestimable mine de miséricorde restera aussi pleine que lorsqu’Il a commencé à bénir les fils des hommes. » (Spurgeon)

v. Une manière de voir la magnificence de la grâce de Dieu est de voir comment Il supplie l’homme de la recevoir. Lorsque nous faisons un cadeau à quelqu’un et qu’il le refuse, nous allons probablement lui permettre de le refuser et nous le laisserons tranquille. Dieu ne fait pas cela avec nous ; même lorsque nous refusons Sa miséricorde, Il puise dans Sa réserve de grâce et nous poursuit, nous suppliant de recevoir le cadeau gratuit.

3. (8-10) Un résumé de l’œuvre de réconciliation individuelle de Dieu.

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes Son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

a. Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés : Paul ne peut pas parler de cette œuvre glorieuse que Dieu fait, sans nous rappeler que c’est un don de la grâce, offert à ceux qui ne le méritent pas. Nous ne sommes même pas sauvés par notre foi (bien que la foi en elle-même ne soit pas une œuvre), mais par la grâce au moyen de la foi.

i. Nous pouvons penser à de l’eau coulant dans un tuyau. C’est l’eau qui est importante, mais elle est distribuée au moyen du tuyau. Le tuyau n’étanche pas votre soif, c’est l’eau qui le fait. Mais le tuyau amène l’eau là où vous pouvez en profiter.

ii. « La forme précise des mots ici met l’accent sur deux choses. Comme Paul le souligne constamment, c’est entièrement par Sa grâce, Sa faveur gratuite, imméritée offerte à l’humanité. Et puis, aussi, ce salut est présenté comme un fait accompli. » (Foulkes) [Plusieurs versions dont la VIG disent : Vous avez été sauvés]

b. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu : L’œuvre du salut est un don de Dieu. La grammaire de Paul ici, indique que ces mots s’appliquent au don du salut mentionné en Éphésiens 2:4-8, et pas directement à la foi mentionnée dans ce verset.

i. Clarke affirme avec conviction que le grec d’origine est clair en déclarant que quand il dit c’est le don de Dieu, le c’est fait référence au salut et non à la foi. Le grand érudit grec Dean Alford indique clairement aussi que, dans ce passage, le cela ne vient pas de vous fait référence au salut, et pas à la foi.

ii. Pourtant, même notre foi est un don de Dieu. Nous ne pouvons pas croire en Jésus si Dieu n’a pas d’abord fait une œuvre en nous, car nous sommes aveuglés par notre incrédulité et par le dieu de ce siècle (2 Corinthiens 4:4).

iii. « Mais on pourrait demander : La foi, n’est-elle pas un don de Dieu ? Si, concernant la grâce par laquelle elle est produite ; mais la grâce ou pouvoir de croire, et l’acte de croire, sont deux choses différentes. Sans la grâce, ou pouvoir de croire, personne n’a jamais cru ou ne pourra jamais croire ; mais avec ce pouvoir l’acte de foi est du ressort de l’homme. Dieu ne croit jamais pour l’homme, pas plus qu’Il ne peut se repentir pour lui ; à travers cette grâce qui l’en rend capable, le pénitent croit pour lui-même. » (Clarke)

iv. Cela nous montre la place essentielle de la prière dans l’évangélisation. Puisque Dieu initie le salut, nous devrions commencer notre évangélisation en demandant à Dieu d’initier et d’accorder la capacité de croire à ceux que nous voudrions voir sauvés.

c. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie : Dieu ne l’a pas fait par les œuvres tout simplement pour que personne ne puisse se glorifier. Si le salut était, d’une manière ou d’une autre, l’œuvre de l’homme, nous pourrions nous en vanter. Mais avec le plan de salut de Dieu, Dieu seul reçoit la gloire.

i. « Je pense que Napoléon a fait une bonne chose le jour de son couronnement lorsqu’il a pris la couronne et l’a lui-même posée sur sa propre tête. Pourquoi n’aurait-il pas pris le symbole qui lui était dû ? Et si vous alliez au ciel, moitié par grâce et moitié par vos œuvres, vous pourriez dire : ‘La rédemption m’a un peu aidé, mais mon intégrité m’a aidé beaucoup plus.’ » (Spurgeon)

d. Car nous sommes Son ouvrage : Dieu ne nous a pas simplement sauvés de la colère que nous méritions à juste titre, mais Il nous a transformés en quelque chose de beau. Nous sommes Son ouvrage, ce qui dans le grec ancien se traduit par poiema. L’idée c’est que nous sommes Son beau poème. La Bible de Jérusalem traduit ouvrage par « œuvre d’art ».

i. L’amour de Dieu est un amour qui transforme. Il nous rencontre là où nous sommes, mais lorsque nous recevons cet amour, il nous emmène toujours là où nous devons aller. L’amour de Dieu qui sauve mon âme, changera aussi ma vie.

ii. Nous sommes Son ouvrage, Sa création – quelque chose de neuf qu’Il a fait de nous en Jésus-Christ. « Nous ne pouvons pas développer la vie spirituelle à partir de notre vieille nature. J’ai entendu beaucoup de choses au sujet de l’évolution et du développement, mais j’ai bien peur que si n’importe lequel d’entre nous était développé au maximum, sans la grâce de Dieu, ce qui en sortirait serait pire qu’avant que nous ayons commencé à nous développer. » (Spurgeon)

iii. « Notre nouvelle vie est aussi réellement créée à partir de rien que le premier ciel et la première terre. Cela doit être particulièrement souligné, car certains croient que la grâce de Dieu améliore la vieille nature pour en faire une neuve. Elle ne fait rien de tel. » (Spurgeon)

e. Ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres : Cette belle chose que Dieu fait de nous est active dans de bonnes œuvres, qui font tout autant partie du plan de Dieu que n’importe quelle autre chose. Ces bonnes œuvres sont des preuves tangibles que quelqu’un marche comme l’un des élus de Dieu.

i. « Nos œuvres ne jouent aucun rôle pour nous assurer le salut. Mais ensuite, les Chrétiens prouvent leur foi par leurs œuvres. Ici Paul est en unisson avec Jacques. » (Wood)

C. La réconciliation des Juifs et des Païens en Jésus.

1. (11-12) Le besoin de réconciliation entre Païens et Juifs.

C’est pourquoi vous, autrefois païens dans la chair, appelés incirconcis par ceux qu’on appelle circoncis, et qui le sont en la chair par la main de l’homme, souvenez-vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde.

a. Vous, autrefois Païens dans la chair : l’œuvre de réconciliation de Dieu n’est pas seulement entre Dieu et l’individu, bien qu’elle doive commencer par-là, elle est aussi entre les groupes de personnes qui sont en conflit, comme les Juifs et les Païens au temps de Paul.

b. Appelés incirconcis par ceux qu’on appelle circoncis : Les Païens étaient dans une situation désespérée, ils étaient séparés de la société d’Israël, étrangers, sans espérance et sans Dieu. Ce qui nous montre qu’ils n’étaient pas seulement spirituellement morts mais aussi qu’ils n’avaient pas l’accès à Dieu dont jouissaient les Juifs.

i. Avant de venir à Jésus, les Païens étaient « sans Christ, sans patrie, sans amis, sans espérance et sans Dieu. » (Stott, citant Hendriksen)

ii. Sans espérance : « L’absence d’espérance face à la mort est amplement attestée par la littérature et l’épigraphie du monde gréco-romain de l’époque. » (Bruce)

iii. Sans Dieu dans le monde : Certaines personnes croient en Dieu, mais elles croient qu’Il vit au ciel et n’a rien à faire avec ce monde. De cette manière, quelqu’un peut croire en Dieu et être quand même sans Dieu dans le monde.

c. Sans Christ : Quels mots terribles ! Et leurs implications sont la cause de la situation dramatique dans laquelle se trouve l’homme et la femme perdus. Être sans Christ signifie être :

·Blind (2 Corinthians 4:3-4).

·Sans bénédictions spirituelles.

·Sans lumière.

·Sans paix.

·Sans repos.

·Sans sécurité.

·Sans espérance.

·Sans Prophète, Prêtre, ni Roi.

i. « Sans Christ ! Si c’est la situation de certains d’entre vous, point n’est besoin de vous parler des feux de l’enfer, que ceci soit suffisant pour vous effrayer : Sans Christ, vous êtes dans un état totalement désespéré. Quels maux terribles se cachent derrière ces deux mots ! » (Spurgeon)

d. Privés du droit de cité en Israël : Ceci inclut probablement les Juifs aussi bien que les Païens séparés. « Car il y avait des Israélites qui étaient privés du droit de cité en Israël, non seulement parce qu’ils étaient étrangers mais aussi laxistes, et avaient ainsi perdu leur participation aux alliances, pas en tant qu’étrangers, mais en tant qu’indignes d’elles. » (Alford)

2. (13) Païens rapprochés de Dieu.

Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ.

a. Mais maintenant, en Jésus-Christ : Ces Païens qui sont maintenant en Jésus-Christ ne sont plus éloignés. Ils ont été rapprochés des choses de Dieu, et c’est le sang de Christ qui accomplit cela par Sa mort sacrificielle.

i. Ce rapprochement se fait uniquement par le sang de Christ. Les Païens qui ne sont pas en Jésus-Christ sont juste aussi éloignés qu’ils ne l’ont jamais été.

ii. Il est important que Paul connecte l’idée du grand amour de Jésus avec celle de Sa mort sacrificielle. Beaucoup croient que prêcher Christ crucifié tourne autour d’un Jésus ensanglanté et macabre. Mais la crucifixion de Christ n’est pas une histoire macabre, c’est une histoire d’amour. Prêcher Christ crucifié c’est prêcher un Jésus rempli d’amour – un amour qui se sacrifie, qui offre, et qui sauve.

b. Par le sang de Christ : Beaucoup de gens suggèrent différentes manières de s’approcher de Dieu. Certains pensent que vous pouvez venir en obéissant à la loi, ou en appartenant à un groupe (comme Israël ou même l’Église). Mais la seule manière de s’approcher de Dieu c’est par le sang de Christ. Ce que Jésus a fait sur la croix, souffrir comme s’Il était un pécheur coupable à la place de pécheurs coupables, nous rapproche de Dieu.

3. (14-16) Juifs et Païens réunis dans l’Église.

Car Il est notre paix, Lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en Lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.

a. Car Il est notre paix : Jésus Lui-même est notre paix ; Il n’a pas simplement fait la paix entre Dieu et l’homme et entre les Juifs et les Païens ; Il est notre paix.

b. Lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation : L’œuvre de Jésus sur la croix est le terrain d’entente pour le salut des Juifs comme celui des Païens. Il n’y a donc plus aucun mur de séparation entre les Juifs et les Païens. Jésus a fait tomber ce mur.

i. Dans le temple, entre le parvis des Païens et le parvis des femmes, il y avait une barrière physique, un vrai mur de séparation entre les Juifs et les Païens.

ii. À l’époque où il a écrit cela, Paul était assigné à résidence à Rome, et il attendait son jugement. Des Juifs l’avaient faussement accusé d’avoir emmené un Païen dans le temple de l’autre côté du mur qui séparait les Juifs et les Païens. Paul fait clairement comprendre qu’en Jésus, le mur est tombé.

iii. Le mur de séparation est tombé parce que la Seigneurie commune est plus grande que toute division antérieure. Si la Seigneurie de Jésus n’est pas plus grande que toute différence que vous avez avec les autres – qu’elle soit politique, raciale, économique, de langage, géographique ou autre – vous n’avez pas pleinement compris ce que signifie être sous la Seigneurie de Jésus.

c. L’inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions : La source de discorde entre les Juifs et les Païens était le fait que les Païens n’obéissaient pas à la loi. Mais puisque Jésus avait accompli la loi à notre place, et puisqu’Il avait subi le châtiment de notre incapacité à obéir à la loi, nous sommes réconciliés par Son œuvre sur la croix – mettant à mort la source de la discorde.

i. « L’inimitié dont parle l’apôtre était réciproque parmi les Juifs et les Païens. Les Juifs détestaient les Païens, et les considéraient à peine comme des hommes ; les Païens avaient pour les Juifs le plus profond mépris à cause des rites bizarres et des cérémonies de leur religion, qui étaient différents de ceux de toutes les autres nations de la terre. » (Clarke)

ii. « Et la séparation était intensifiée et soulignée par ces institutions qui étaient, en partie, désignées à isoler Israël du reste du monde, jusqu’au moment opportun pour une bénédiction plus large. Et Il les a ”annulées” en les accomplissant, par Son œuvre sacrificielle ; réconciliant ainsi immédiatement l’homme avec Dieu et l’homme avec l’homme. » (Moule)

iii. La loi en tant que source de justice n’est plus un problème. Cette source d’inimitié entre les Juifs et les Païens est morte.

d. Afin de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix : Les Païens et les Juifs sont réunis pour ne plus faire qu’un seul corps, l’Église, où notre unité en Jésus est bien plus grande que nos différences antérieures.

i. Afin de créer en Lui-même avec les deux un seul homme nouveau : Les premiers Chrétiens disaient eux-mêmes qu’ils étaient une « troisième race » ou une « nouvelle race ». Les premiers Chrétiens reconnaissaient qu’ils n’étaient ni Juifs, ni Païens, mais un nouvel homme englobant tous ceux qui sont en Jésus.

ii. « Comme l’a expliqué Chrysostome, ce n’est pas que le Christ ait amené les uns aux niveaux des autres, mais qu’Il a produit quelque chose de plus grand : ”comme si on faisait fondre une statue en argent et une autre en plomb, et que les deux ensemble donneraient une statue en or.” » (Wood)

e. Par la croix : Nous voyons l’emphase que Paul place sur l’œuvre de Jésus sur la croix. Il répète l’idée plusieurs fois : rapprochés par le sang de Christ (Éphésiens 2:13)… Ayant anéanti par Sa chair l’inimitié… en les réunissant dans un seul corps par le moyen de la croix (S21). L’unité ne s’est pas simplement produite d’elle-même, c’était l’œuvre durement acquise de Jésus.

i. Ce qui signifie que la prière de Jésus en Jean 17 (qu’ils puissent être un) n’était pas une ”simple” prière. C’était une prière que Jésus priait en sachant que Son œuvre sur la croix l’exaucerait, une prière qu’Il était prêt à prier en sachant que Son agonie serait utilisée pour y répondre.

ii. Cette réunion des Juifs et des Païens en Jésus est un accomplissement partiel de l’objectif éternel de Dieu mentionné en Éphésiens 1:10 : afin… de réunir touteschoses en Christ. Dieu utilise la réunion des Juifs et des Païens dans l’Église comme un prélude à Son œuvre ultime qui rassemblera toutes choses en Jésus-Christ. Puisqu’Il peut faire ceci, Il peut aussi faire cela.

4. (17-18) Comment les Juifs et les Païens sont réunis.

Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près ; car par Lui nous avons les uns et les autres accès auprès du Père, dans un même Esprit.

a. Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin et à ceux qui étaient près : Puisqu’ils répondent au même Évangile, à la même paix qui était annoncée à ceux qui étaient loin (les Païens) et à ceux qui étaient près (les Juifs), il a écrit cette lettre.

b. Car par Lui nous avons le même accès auprès du Père, dans un même Esprit : Ils jouissent du même accès à Dieu et cela par le même Esprit. Non seulement les Juifs et les Païens sont sauvés par le même Évangile, ils ont aussi la même démarche fondamentale avec Dieu et le même accès à Lui. Un groupe n’a pas plus d’accès que l’autre.

i. « Accès est probablement la meilleure traduction de prosagoge, bien qu’elle pourrait être ”introduction”. Dans les cours orientales, c’étaient les prosagoges qui introduisaient les gens dans la présence du roi. » (Foulkes)

ii. Quand il y a un conflit entre des groupes chrétiens d’origines différentes, vous pouvez être sûrs qu’ils oublient qu’ils ont été sauvés par le même Évangile et qu’ils ont le même accès à Dieu. En général, l’un des deux groupes pense qu’il a un meilleur accès à Dieu.

iii. « Ce texte est une preuve évidente de la sainte Trinité. Les Juifs et les Païens doivent être présentés à Dieu le PÈRE ; L’ESPRIT de Dieu travaille dans leurs cœurs et les prépare à cette introduction, et JÉSUS-CHRIST Lui-même les introduit. » (Clarke)

5. (19-22) Une image de l’œuvre de réconciliation de Dieu, chez l’individu aussi bien que dans les groupes.

Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ Lui-même étant la pierre angulaire. En Lui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur. En Lui vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit.

a. Ainsi donc vous n’êtes plus des étrangers ni des gens du dehors : Paul faisait référence aux Chrétiens d’origine païenne. Ils ne doivent, en aucun cas, se considérer comme des « citoyens de seconde classe » dans le Royaume de Dieu. Ils sont non seulement des citoyens à part entière, mais aussi, et de la même manière, gens de la maison de Dieu.

b. Édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes : Parce que nous sommes un seul corps et que nous avons le même accès à Dieu, il s’en suit aussi que nous nous édifions sur un fondement commun. Ce fondement est constitué par les apôtres et les prophètes, et leur révélation impérissable, rapportée dans le Nouveau Testament. Que personne ne pose jamais un autre fondement !

i. Bien que Chrysostome, Jérôme, Calvin et d’autres voyaient les prophètes mentionnés ici comme des prophètes de l’Ancien Testament, c’est mieux de les voir comme des prophètes du Nouveau Testament, peut-être des auteurs du Nouveau Testament qui n’étaient pas strictement membres du noyau apostolique.

ii. « Ceux qui occupaient le même rang que les Apôtres dans le gouvernement de l’Église… Ils n’étaient pas toujours distincts des Apôtres : le ministère d’Apôtre comprenant probablement toujours le don de prophétie : et de la même façon, tous les Apôtres étaient sans doute prophètes. » (Alford)

iii. Dans ce sens de poser le fondement d’une révélation avec une autorité suprême pour tout le peuple de Dieu, il n’y a plus ni apôtres ni prophètes aujourd’hui. Le fondement est déjà établi. Dans un sens moindre, il se peut qu’il y en ait, mais pas dans le sens auquel Paul fait allusion ici.

c. Jésus-Christ Lui-même étant la pierre angulaire : Cette pierre angulaire « signifie littéralement qu’elle sera à la pointe de l’angle. Elle se réfère à la pierre faîtière ou pierre de blocage qui maintient toute la structure… et souvent le nom du roi était inscrit dessus. En Orient elle était considérée comme plus importante que les fondations. » (Wood)

i. D’après Salmond la pierre de l’angle « est le nom donné à la pierre placée tout à fait à l’angle, afin de maintenir ensemble les autres pierres de l’édifice – la pierre la plus importante de la structure, celle dont dépend sa stabilité. »

ii. « Cette structure et sa cohésion peuvent avoir pour échafaudage l’ordre sacré de l’Église dans son aspect visible. Mais le ciment n’en faisait pas partie ; il était totalement divin ; c’était l’Esprit, possédant chaque saint pour Dieu, et les unissant tous en les reliant à leur Chef. » (Moule)

d. En Lui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur : Si nous gardons notre fondement commun, tout l’édifice du peuple de Dieu grandit ensemble de belle manière, comme un temple saint dans lequel Dieu demeure en beauté et en gloire.

i. Ceci nous dit que l’Église est un édifice, parfaitement conçu par le Grand Architecte. Ce n’est pas un tas de pierres empilées au hasard, jetées n’importe comment dans un champ. Dieu organise l’Église pour Sa propre gloire et pour Ses propres desseins.

ii. Ceci nous dit que l’Église est une demeure, un endroit où Dieu vit. Ce n’est jamais une maison vide, presqu’un musée, sans personne qui y vive. L’Église doit être le lieu où vivent Dieu et Son peuple.

iii. Ceci nous dit que l’Église est un temple, saint et mis à part pour Dieu. Nous y servons en tant que prêtres, offrant les sacrifices spirituels de nos lèvres et de nos cœurs, nos louanges à Dieu (Hébreux 13:15).

e. En Lui vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit : Lorsque le temple de Dieu a été bâti, les pierres étaient préparées loin du site de construction du temple. Il était dit qu’on ne pouvait entendre ni le bruit d’un marteau, d’une hache ni d’aucun autre instrument de fer au site (1 Rois 6:7). De la même manière, Dieu nous prépare d’abord, puis Il nous intègre dans Son édifice.

i. « Le Père a choisi cette maison, le Fils l’a achetée, et le Saint-Esprit en a pris possession. » (Trapp)

ii. « Et le PÈRE éternel Se révélera parfaitement à tous les observateurs de toutes les régions du monde éternel, pas n’importe comment mais ainsi – dans Son Église glorifiée, dans la Course que nous courons, dans la Nature, autrefois détruite et ruinée, mais rebâtie avec splendeur par Sa grâce. » (Moule)

iii. Adam Clarke a expliqué que l’œuvre de Dieu dans l’Église rend gloire à Sa sagesse, à Sa puissance et à Son amour. En voyant tout cela, nous devrions louer Dieu pour Son Église glorieuse.

·Puisqu’elle est le temple de Dieu, il n’y a rien de plus noble que l’Église.

·Puisque Dieu y demeure, il n’y a rien de plus digne de respect.

·Puisque les patriarches et les prophètes ont travaillé à la construire, il n’y a rien de plus ancien.

·Puisque Jésus–Christ en est le fondement, il n’y a rien de plus solide.

·Puisqu’elle atteint les lieux célestes en Christ Jésus, il n’y a rien de plus élevé.

·Puisque le Saint-Esprit en est l’architecte, il n’y a rien d’aussi parfait et bien proportionné.

·Puisqu’elle est parée de pierres de construction de tous les âges, de tous lieux, de tous peuples, du roi le plus puissant au paysan le plus humble, avec de brillants scientifiques et de simples croyants, il n’y a rien de plus beau.

·Puisqu’elle est répandue sur la terre entière, et englobe tous ceux qui ont lavé leurs robes, et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau, il n’y a rien de plus spacieux.

Puisque c’est un édifice vivant, animé et habité par le Saint–Esprit, il n’y a rien de plus Divin.

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